Les pépinières d’Enghien

Voici la proposition de devis faite :

Basse tige
VIGNES
Basse-tige Gloire de Boskoop (fin septembre) : 11,00 €
Demi-tige
CERISIERS
Demi-tige Regina (fin juillet) : 28,00 €
POIRIERS
Demi-tige Conférence (mi-octobre) : 28,00 €
PRUNIERS
Demi-tige Early Prolific (fin juillet) : 28,00 €
Formes palissées obliques
POMMIERS
Espalier oblique 4 étages Melrose (Novembre – mars) : 90,00 €

Une vigne qui résiste bien aux maladies, un cerisier qui donne des fruits noirs, un pruniers aux fruit bleus, un poirier auto fertile (pas de poirier aux environs), et un pommier espalier dont la récolte se conserve au froid jusqu’à mars (cela signifie qu’on peut avoir des pommes une bonne partie de l’hiver).

Le type basse-tige est déconseillé dans la basse-cour, car les poules grimperaient plus facilement dans l’arbre…

Le pommier ou la vigne serait aussi déconseillé le long de la clôture ou du moins, une distance de 20 à 30cm devrait exister.

Les récoltes sont relativement bien réparties.

Des fruitiers avec les poules

Desiderata

Cerises noires, prunes noires sucrées, petites poires, pommes idéalement facile à conserver, figues et noisettes

Cassis, groseilles à maquereau, framboises, raisin et fraises

Situation

Le poulailler est grosso modo un carré de 8x8m avec une bande supplémentaire à sa gauche pour le compost. La couronne du cerisier surplombe une partie de celui ci. On n’est pas vraiment dans le jardin-forêt, mais avec la possibilité de mettre des plus petits arbustes dans la guilde 1 et 2 en orange, on se rapproche de l’exercice.

Avantages systémiques

  • Bonne combinaison de certains fruitiers avec les poules
  • Ombre des fruitiers pour les poules
  • Attire les pollinisateurs
  • Nourriture pour les oiseaux
  • Récolte de fruits destinés à la consommation

Quelques réflexions

En ces temps de ralentissement des activités au jardin, le moment est à la réflexion sur l’année écoulée, ce qui a fonctionné, ce qui n’a pas fonctionné, ce qui a été réalisé et qui sera pris en compte l’année prochaine.

Un commencement tardif en 2019

La première remarque concerne le début tardif de la mise en place d’un paillis. Cela remonte au 26 janvier de cette année. Avant cela, le sol était quasiment à nu. Cela a probablement limité la possibilité de développement de la vie du sol pendant l’hiver.

De la paille sur 15 centimètres

Le premier paillis a été réalisé avec de la paille sur une épaisseur généreuse (de 10 à 15 cm). Je pense que cette couche importante de carbone sur un sol avec une vie encore restreinte a pu créer temporairement une faim d’azote qui s’est faite ressentir sur une série de plantations dans les premiers mois.

Un sol couvert depuis lors…

Depuis lors, on a particulièrement veillé à recouvrir tant que possible le sol d’un paillis en fonction des matières organiques disponibles (tontes de pelouse, paille restante, désherbages, tailles de haies, feuilles mortes, …) et contrairement à l’année passée le sol sera couvert en hiver permettant à une vie plus intense d’exister dans le sol à la fin de l’hiver prochain.

Avec encore un problème de piétinement

Cependant, les zones non délimitées par des carrés en bois sont souvent incertaines et parfois piétinées par endroit ce qui annihile le travail accompli sur ces mêmes endroits. Il y a donc un premier effort à réaliser de tracer au mieux les bandes praticables et les bandes de culture.

La vie du sol en premier

Néanmoins, avec cette première année à avoir déposé ou enfoui de la matière organique sur les bandes de culture et avec quelques lectures, nous avons pris conscience de l’importance de travailler avant tout la vie du sol avant d’exiger des rendements sur ce que nous y faisaisions pousser.

Le plan 2019

En ce qui concerne le plan du jardin, le choix des espèces et les associations de cultures faites. Cela semblait a priori un bon choix pour une première année, nous avons tenté de faire pousser un grand nombre de plantes plutôt que de nous consacrer entièrement à l’une ou l’autre comme parfois conseillé afin de multiplier les essais, les réussites et les échecs. Nous pensons continuer de la sorte pour un plan 2020 à ceci près que nous le concevrons autrement tenant compte des réussites et des échecs de chaque culture.

Les premiers semis et les premières plantations

Le 4 mars, nous avons planté des radis et de l’ail rosé de printemps. Pour la raison d’un terre trop tassée, les radis qui sont parvenus à sortir ne se sont pas développés dans le sol et le taux de germination n’était pas convaincant. A noter également que des températures plus douces ont mis nettement plus de temps cette année à arriver. L’ail, pour un raison que nous ignorons a donné sur 2 m² d’assez bons résultats. Nous émettons une petite réserve sur l’humidité qui aurait pu être un rien moins importante parce que certains plants semblent avoir pourri à la base plus que probablement à cause de celle-ci.

En ce qui concerne les semis, l’erreur numéro 1 est probablement de les faire dans un endroit trop chaud et peu éclairé. Hormis quelques espèces qui ont l’air de demander une température chaude pendant quelques jours afin de faciliter la germination (de mon observation, les tomates achetées chez Semaille), je pense que la véranda est l’endroit parfait pour entamer des semis qui une fois la germination terminée peuvent ensuite être déplacés à la serre.

Tomates, choux, oeillets d’Inde, laitues, bettes, oignons, courges, cornichons, épinards, pois mange-tout, céleri, haricots, brocolis, carottes

De manière générale, une bonne partie de ces semis et plantations auraient pu être intelligemment réalisés plus tôt. Parfois également, le temps, spécialement à l’arrivée tardive du printemps ne se prête pas au semis en pleine terre. Nous tenterons cette année de prévoir plusieurs cas de figure en tentant éventuellement un semis en pleine terre en parallèle d’un semis en pépinière pour avoir une solution de secours pour les gelées tardives ou la non germination.

Les tomates demandent une attention particulière à la germination. Il faudra tenter le semis plus tôt également afin d’avoir des plants d’une certaine taille à replanter. « Les tomates poussent lentement avec un taux de germination moyen pour la lignée 1 de Gembloux et pour les Principe Borgese. Par contre, la variété Glacier Précoce donne plus de résultats…
« 

Les choux de Milan peuvent être repiqués plus tôt avec une taille suffisante pour supporter les prédateurs. La germination est assez simple avec les espèces achetées. Par contre, il faudra veiller à mieux les espacer étant donné la taille adulte.

Les oeillets d’Inde, bettes n’ont pas été particulièrement compliqués à faire pousser. Les bettes peuvent très certainement faire l’objet de plus petits batches plus fréquents.

Les oignons n’ont pas été difficile du tout à faire germer. Néanmoins, ils ont poussé de manière correcte uniquement dans la partie du jardin non couverte.

Les courges plantées tardivement ont moins bien survécu dans la partie couverte. Celles plantées hâtivement ont nettement mieux survécu après une gelée. Difficile d’expliquer pourquoi à ce stade. Par contre la technique que nous mettrons en place consistera à avoir plus de plantes en pot et de tenter de planter hâtivement certaines tout en gardant les autres en réserve en cas de gelées tardives qui viendraient à bout des premiers plants.

Les cornichons où il furent plantés ont été une franche réussite. 6 plants semblent être une bonne base pour avoir des cornichons durant tout l’été. A retenter de la même manière ainsi qu’à un ou deux autres endroits afin de voir si ce facteur avait beaucoup d’influence.

Les épinards furent un cuisant échec en effet. Plantés trop tardivement sur une aire qui ne semble pas faire pousser grand chose correctement, ils n’ont donné qu’une germination médiocre et sont immédiatement montés en graine.

Les pois mange-tout ont donné d’assez bons résultats sur la partie non couverte. A retenter l’année prochaine.

Céleri : Il s’est développé très lentement. Il a été repiqué dans la serre. Peut-être donnera-t-il quelque chose avant l’hiver. Sinon l’année prochaine, nous tenterons de le cultiver plus tôt et mieux exposé au soleil. Le rempoter plus tôt semble aussi être une bonne idée.

Haricots : La variété utilisée a été productive, mais la germination n’a pas été facile. Apparemment, cela a été le cas pour d’autres personnes. A tester ailleurs.

Brocolis : A semer également plus tôt et à repiquer plus tôt et veiller à l’espace comme les choux de Milan.

Les carottes semblent être une bonne variété. A retenter l’année prochaine avec un meilleur éclaircissement.

Une note sur la biodiversité

Avec l’arrivée d’un paillis et quelques jardins au alentours laissés en friche, on a quand même eu l’occasion de voir un tas d’espèces commencer à venir peupler le jardin. Surtout des insectes, mais pas encore beaucoup de mammifères prédateurs. Les repérer et les identifier afin de se documenter permet parfois de voir leur rôle non dévastateur et parfois utile comme auxiliaires. Un écosystème se met progressivement en route, mais difficile d’imaginer comment il pourra évoluer.

Résumé des points d’attention pour le potager

Points d’attention pour l’année prochaine

En général

  1. Meilleure délimitation des bandes culture et de passage pour éviter le piétinement
  2. Abandonner les semis prolongés en appartements, préférer la véranda et déplacer à la serre dès que possible
  3. Repiquer les excédents partout où la place est disponible, l’occupation du sol est à privilégier, même si le résultat ne donne rien ou la consommation est laissée au animaux ou sur place.
  4. Respecter plus rigoureusement le calendrier. Si le temps ne se prête pas encore à une espèce particulière, tenter au moins le semis sous abri afin de ne pas perdre trop de temps et repiquer en pleine terre ou tenter les deux.

Radis

  1. Tenter une autre espèce
  2. Terre meuble
  3. Pas de gros batch, petits semis plus réguliers
  4. D’abord en pot puis repiquage

Ail

  1. Un peu moins d’humidité, butte ?
  2. Cultiver à un autre endroit pour éviter l’appauvrissement du sol à cet endroit
  3. Partir d’une variété que l’on trouve bonne dans un magasin bio ?

Tomates

  1. Changer d’espèce (avoir plusieurs espèces ? des plus précoces et des plus tardives ?)
  2. Commencer les semis très tôt pour prévenir les échecs ou acheter des plants tout faits
  3. Placer le semis dans un endroit chaud pour la germination

Laitues

  1. Réutiliser les graines des plants de cette année pour adapter d’avantage l’espèce au terroir
  2. En semer plus que nécessaire et faire des barrages aux limaces en attendant l’arrivée d’un prédateur
  3. Faire de plus petits batches plus fréquents

Oeillets d’inde

  1. Comme l’année écoulée. Ne pas hésiter à replanter l’excédent dans le jardin pour les fleurs.

Bettes

  1. Prévoir de plus petits batches plus fréquents

Oignons

  1. Retenter l’expérience de semer plutôt que d’acheter les bulbilles

Choux de Milan

  1. Plus espacés à terre

Courges

  1. Semer plus de graines en pot et tenter de les repiquer avant les dernières gelées
  2. Ravitailler avec les autres semis si jamais la transplantation n’a pas fonctionné
  3. La transplantation tardive à la fin mai n’a pas donné de bons résultats, par contre la transplantation plus hâtive a donné de biens meilleurs résultats après avoir survécu à des gelées

Cornichons

  1. Retenter au même endroit et à 1 ou 2 autres endroits pour en apprendre un peu plus

Epinards

  1. Retenter ailleurs beaucoup plus tôt ou en fin d’année

Pois mange-tout

  1. Comme l’année passée.

Céleri

  1. Mieux exposé au soleil
  2. Semé plus tôt et rempoté plus rapidement

Haricot

  1. En combinaison avec le maïs
  2. A un autre endroit
  3. Plus tôt également

Brocoli

  1. Semer plus tôt
  2. Veiller à l’espace

Basilic

  1. Récupérer les graines pour habituer l’espèce au terroir

Carottes

  1. A retenter avec un meilleur éclaircissement